Combat (Kyorugui)

Art martial coréen, le taekwondo est aussi un sport de combat. Les combats de taekwondo permettent à deux adversaires de s’affronter, tout en limitant au maximum les risques de blessures.

La compétition impose des règles de combat, un barème de points, des protections ainsi que des catégories de poids et d’âge. En termes de protections, les combattants doivent porter des plastrons (aujourd’hui électroniques, avec des capteurs intégrés pour comptabiliser les points), protège-bras, protège-tibias, mitaines, pitaines, coquille, casque et protège-dents.

Cet ensemble de règles rend la compétition accessible à tous, sans atteinte à l’intégrité des physiques des combattants. Ce n’était pas forcément le cas lors des premières compétitions, qui se faisaient avec un simple plastron en bambou et pas de protections supplémentaires.

L’aspect spectaculaire des combats et le nombre très important de pays affiliés à la WTF (plus de 200 fédérations à travers le monde) a permis au taekwondo de devenir sport olympique aux J.O. de Sydney, en 2000.

Le combat de compétition se déroule généralement en trois rounds. Les combattants doivent marquer le plus de points possible en ayant recours à des techniques de pieds essentiellement, et plus rarement, de poings. Les coups de poings au visage ne sont pas autorisés. En revanche, les coups de pieds portés à la tête de l’adversaire marqueront davantage de points, notamment s’ils sont retournés. Enfin, il est strictement interdit de frapper en dessous de la ceinture.

La rapidité, l’endurance et la réactivité sont essentielles pour un combattant, de même que sa capacité à se déplacer et à esquiver les coups de l’adversaire, tout en évaluant à chaque instant la distance qui le sépare de lui. Même avec des protections, le combat reste une réelle épreuve d’opposition qui peut s’avérer angoissante et nécessite du courage. Par la même occasion, il aide à accroître la confiance en soi et incite le pratiquant à se dépasser.